Allergie Oculaire
Conjonctivite allergique, kératoconjonctivite vernale : des pathologies fréquentes, parfois invalidantes, qui nécessitent un diagnostic précis.
Qu'est-ce que l'allergie oculaire ?
L'allergie oculaire correspond à une réaction d'hypersensibilité de la conjonctive (et parfois de la cornée) au contact d'un allergène : pollens, acariens, poils d'animaux, ou produits cosmétiques.
Elle se manifeste le plus souvent par une conjonctivite allergique saisonnière ou perannuelle, bénigne mais souvent gênante au quotidien.
Certaines formes plus sévères, comme la kératoconjonctivite vernale ou atopique, touchent davantage l'enfant ou l'adulte jeune et peuvent, en l'absence de prise en charge adaptée, retentir sur la cornée.
La conjonctivite allergique concernerait 15 à 20 % de la population, avec une recrudescence au printemps liée aux pollens.
Source : Tanalai, via Wikimedia Commons — Licence CC BY-SA 3.0.
Démangeaisons
Prurit oculaire, signe clé
Larmoiement
Écoulement clair abondant
Œil rouge
Hyperhémie conjonctivale
Paupières gonflées
Œdème palpébral, chémosis
Les différentes formes d'allergie oculaire
Conjonctivite allergique saisonnière
La plus fréquente. Liée aux pollens (printemps, été). Prurit, larmoiement, rougeur bilatérale, souvent associée à une rhinite allergique.
Conjonctivite allergique perannuelle
Symptômes présents toute l'année, liés aux acariens, poils d'animaux ou allergènes domestiques.
Kératoconjonctivite vernale
Forme sévère touchant surtout le garçon jeune, climats chauds. Papilles géantes tarsales, risque de kératite. Nécessite un suivi spécialisé rapproché.
Kératoconjonctivite atopique
Associée à la dermatite atopique de l'adulte. Évolution chronique, risque de complications cornéennes et de kératocône associé.
Prise en charge de l'allergie oculaire
Mesures d'éviction
- • Limiter l'exposition aux allergènes identifiés
- • Lunettes de soleil en extérieur
- • Lavages oculaires au sérum physiologique
- • Compresses froides en cas de crise
Traitement médical
- • Collyres antihistaminiques
- • Collyres stabilisateurs de mastocytes
- • Corticoïdes locaux courte durée (formes sévères)
- • Ciclosporine collyre (formes chroniques)
Suivi spécialisé
- • Bilan allergologique si besoin
- • Surveillance cornéenne (formes vernales/atopiques)
- • Dépistage du kératocône associé
- • Adaptation du traitement selon la saison
À éviter : l'usage prolongé et non contrôlé de corticoïdes en collyre, qui expose à un risque de glaucome cortisonique et de cataracte.