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Chirurgie Réfractive

LASIK, PRK, SMILE, ICL, PresbyLASIK, PRELEX : corrigez myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie.

La chirurgie réfractive est optionnelle : c'est un mode de correction de la vision qui se substitue aux lunettes ou aux lentilles de contact. Pratiquée sur un œil sain, elle nécessite un bilan complet indispensable. Toute chirurgie comporte des risques.

Comparaison des techniques

LASIK PRK SMILE ICL PresbyLASIK PRELEX
Myopie-1 à -10D-1 à -8D-1 à -10D-1 à -20D-1 à -6DToutes
Hypermétropie+1 à +6D+1 à +4DNon+1 à +10D+1 à +4DToutes
Astigmatisme≤ 6D≤ 4D≤ 5D≤ 6D≤ 4D≤ 6D
PresbytieOui* (en monovision)Oui* (en monovision)Oui* (en monovision)Oui* (en monovision)OuiOui
Récupération24-48h1-4 semQuelques jours24h24-48h24-48h
RéversibilitéNonNonNonOui**NonNon

* En monovision pour LASIK, PRK, SMILE et ICL : un œil est corrigé pour la vision de loin, l'autre pour la vision de près. ** ICL : l'implant peut être retiré ou échangé, mais ce geste reste une chirurgie intraoculaire non dénuée de risque. Le PRELEX n'est pas réversible : le cristallin naturel est définitivement retiré. D = dioptries.

Les valeurs d'erreurs réfractives traitables sont indicatives : ce sont des valeurs décrites dans la littérature. Les degrés réellement traitables dépendent de l'épaisseur et de la forme de votre cornée ainsi que de la préférence du chirurgien.

La chirurgie réfractive est considérée comme une chirurgie fonctionnelle : elle n'est pas prise en charge par l'Assurance Maladie et n'ouvre pas droit à un arrêt de travail. Elle peut toutefois être prise en charge par votre mutuelle selon votre contrat — rapprochez-vous de votre mutuelle pour vous informer sur vos conditions de prise en charge.

Points clés à connaître avant toute chirurgie réfractive

Ne jamais se frotter les yeux après une chirurgie cornéenne : la cornée est amincie et fragilisée, définitivement. Un frottement peut déplacer le volet ou favoriser une ectasie.

Aptitudes professionnelles : certaines administrations (armée, police, gendarmerie, pompiers, SNCF, aviation…) ont leurs propres critères. Renseignez-vous vous-même auprès de l'organisme concerné avant l'opération.

Pas d'arrêt de travail : s'agissant d'une chirurgie de confort, l'Assurance Maladie ne prend en charge ni l'intervention, ni un éventuel arrêt de travail. Prévoyez quelques jours de repos.

Point clé : sécheresse oculaire et halos nocturnes — les effets secondaires les plus fréquents

La sécheresse oculaire et les halos / éblouissements nocturnes sont les effets secondaires les plus fréquents de la chirurgie réfractive cornéenne. Ils sont le plus souvent transitoires (quelques semaines à quelques mois) et leur risque est fortement réduit par une sélection rigoureuse des patients et le choix de la technique adaptée.

Sécheresse oculaire

Le découpage d'un volet (LASIK) sectionne les nerfs cornéens qui déclenchent le réflexe lacrymal : la cornée devient moins sensible et l'œil « oublie » temporairement de cligner et de lubrifier. Les nerfs repoussent en général en 6 à 12 mois.

Précautions prises pour la diminuer :

  • Sélection des patients : bilan complet de la surface oculaire avant l'opération (mesure du film lacrymal, coloration, test de Schirmer, glandes de Meibomius) afin d'éviter d'opérer un terrain déjà sec — une sécheresse sévère est une contre-indication.
  • Choix de la technique : en cas de terrain à risque, on privilégie les techniques qui préservent davantage les nerfs cornéens — le SMILE (petite incision sans volet) et la PKR (sans volet) donnent moins de sécheresse que le LASIK.
  • Traitement post-opératoire : larmes artificielles sans conservateur systématiques, éventuellement collyres anti-inflammatoires ou bouchons lacrymaux si besoin.

Halos et éblouissements nocturnes

La nuit, la pupille se dilate : si elle dépasse la zone optique traitée par le laser, la lumière passe par la cornée périphérique non corrigée et produit des halos ou des rayonnements autour des lumières. Les aberrations induites par d'anciens profils de laser ont longtemps aggravé ce phénomène.

Simulation : comparaison entre vision normale et halos nocturnes autour des lumières
Simulation : à gauche, vision normale ; à droite, halos et éblouissements nocturnes autour des sources lumineuses.

Précautions prises pour les diminuer :

  • Mesure du diamètre pupillaire dans le noir (pupillométrie mésopique) au bilan pré-opératoire : une pupille très large oriente vers une zone optique plus grande ou une autre technique (implant ICL par exemple).
  • Profils de laser modernes : traitements wavefront-optimized (préservant l'asphéricité naturelle de la cornée) ou wavefront-guided (guidés par la carte d'aberrations de l'œil), zones optiques plus larges avec transition douce, qui réduisent nettement les aberrations induites par rapport aux anciens lasers.
  • Information pré-opératoire : les halos résiduels diminuent le plus souvent avec le temps grâce à l'adaptation cérébrale ; seule une petite proportion de patients reste gênée au-delà de 6 mois.

Les techniques en détail