Les Glaucomes Secondaires
Quand le glaucome est la conséquence d'une autre cause identifiable : traumatisme, inflammation, médicament, autre pathologie oculaire.
Qu'est-ce qu'un glaucome secondaire ?
Contrairement au glaucome chronique à angle ouvert (dit « primitif », sans cause précise identifiée), le glaucome secondaire résulte d'une cause spécifique qui obstrue l'évacuation de l'humeur aqueuse ou augmente sa production. Identifier cette cause est essentiel car elle oriente le traitement.
Glaucome néovasculaire
Fait suite à une ischémie rétinienne (rétinopathie diabétique évoluée, occlusion veineuse rétinienne). Des néovaisseaux anormaux envahissent l'angle et l'obstruent. Forme sévère, nécessitant un traitement combiné (anti-VEGF, laser rétinien, chirurgie filtrante ou valve).
Glaucome inflammatoire (uvéitique)
Une uvéite (inflammation intraoculaire) génère des débris et des synéchies qui obstruent le trabéculum. Traitement de l'inflammation en parallèle du contrôle de la PIO.
Glaucome post-traumatique
Après une contusion ou une perforation oculaire, l'angle peut être lésé (récession angulaire). Peut se manifester des mois, voire des années après le traumatisme initial — d'où l'importance d'un suivi à long terme après tout traumatisme oculaire.
Glaucome cortisonique
Certains patients sont « répondeurs » aux corticoïdes : une utilisation prolongée (collyres, mais aussi comprimés, inhalateurs, crèmes) élève la PIO. Réversible à l'arrêt dans la majorité des cas, mais pas systématiquement.
Glaucome pigmentaire
Le pigment de l'iris se dépose et obstrue le trabéculum, souvent chez l'homme jeune myope. Peut se manifester par des halos et une baisse de vision transitoire après un effort physique.
Glaucome exfoliatif (pseudo-exfoliation)
Dépôt d'un matériel protéique anormal dans l'angle, plus fréquent après 60 ans. Souvent plus difficile à équilibrer qu'un glaucome primitif, avec des variations de PIO plus marquées.
Identifier un glaucome secondaire nécessite un interrogatoire précis (traumatisme, traitements en cours, antécédents) et un examen complet (gonioscopie, fond d'œil). Le traitement combine souvent la prise en charge de la cause et le contrôle de la PIO.